J’arrête VRAIMENT : 4 réalités qui vous empêchent de changer

bonnes résolutions
Retrouver la motivation

Ahhh les bonnes résolutions. Vous avez déjà décidé de changer, d’arrêter de fumer, de boire, de grignoter, d’aller sur Facebook (sauf pour suivre mon blog), de regarder la télé, etc. Mais cette fois c’est DÉ-CI-DÉ, non mais VRAI-MENT, c’est vraiment décidé : J’arrête! D’ailleurs, si vous réfléchissez bien, ce n’est pas la première fois que vous prenez cette décision d’arrêter. Oui, vous arrêtez et vous tentez de vous convaincre que, cette fois-ci, c’est (vraiment) la bonne (décision).

Pour le moment, votre décision est encore plus ou moins secrète. Vous le dites parfois, au détour d’une conversation mais sans plus. Et puis, vous l’avez surement déjà annoncé des tas de fois. On ne vous prend peut-être plus trop au sérieux. Surtout, vous savez que, au fond, même si vous y avez, à chaque fois, vraiment, vraiment cru, vous avez repris.

Pourtant votre motivation est là, du moins au début. Il est donc temps de comprendre les raisons de ces faux arrêts qui vous permettront de changer ces comportements qui vous dérangent.

Voici les 4 réalités à prendre en compte pour réellement « arrêter ».

1. Le « vrai » problème d’une addiction, d’un comportement se trouve souvent ailleurs

bonnes résolutionsCe qui demande un travail d’introspection. Quelle que soit votre addiction, celle-ci provient de quelque part. L’essentiel est de comprendre quand et pourquoi vous avez tel ou tel comportement. Si vous passez vos soirées devant la télé, plutôt que de « décider » d’arrêter de la regarder, posez-vous la question de savoir « pourquoi » vous la regardez. Parce que vous manquez d’alternatives ? Ou parce que vous vous sentez seul-e-s ?Peut-être parce que vous vous ennuyez ? Si vous fumez à  longueur de journée pendant votre boulot, pourquoi vous fumez autant à certains moments. Parce que votre boulot  est stressant ? Parce que c’est la compagnie de vos collègues que vous cherchez en allant fumer ? Si vous grignotez, les mêmes questions s’imposent. Pareil si vous êtes Facebook ou télévision addict.

 

Ainsi, avant de prendre de grandes et bonnes résolutions à retardement (dans X temps, je…), il est essentiel de mener une petite recherche introspective pour comprendre pourquoi vous adoptez tel ou tel comportement. Plutôt que de « décider » d’arrêter de fumer, de passer la soirée sur votre smartphone, de manger trop gras, trop sucré, trop salé… prenez conscience des éléments qui déclenchent vos comportements addictifs. Ce travail peut être fait seul ou avec une aide extérieure, professionnelle ou non. Mais selon moi, c’est une étape essentielle sans quoi, sauf rare exception, vous retomberez dans ce que vous avez décidé d’arrêter, tête la première.

2. Après tout, c’est la norme

bonnes résolutionsEt la norme nous rassure…Je ne dis pas ça pour vous maintenir dans vos comportements mais pour développer votre regard critique sur la société. Aujourd’hui, il est « normal » de regarder la télé toute la soirée (on a des centaines de chaines…), de passer sa journée sur les réseaux sociaux (les smartphones et les applications l’encouragent), de consommer des crasses (les rayons, les publicités, les machines en sont pleines), de fumer (il y a des coins fumeurs presque partout), de travailler 15 heures par jour (pour ce blog il faut bien), etc. Beaucoup de comportements addictifs sont donc tout à fait « normaux ». Surtout, compte tenu de la société et de l’époque dans laquelle nous vivons. Opter pour l’arrêt de certains comportements passe donc parfois, ou même souvent, pour anormal. Notre tendance étant, paradoxalement, de vouloir à la fois nous démarquer et être comme tout le monde.

Faites le test, dites « je ne bois pas les boissons sucrées du leader mondial » ou « je n’ai pas de compte Facebook » ou « je ne bois pas d’alcool » et vous passez pour un ou une extra-terrestre. De deux choses l’une. Soit, être différent ne vous pose pas de problème soit, vous êtes sensibles à ce que l’on pense de vous et vous vous sentirez pointé-e-s du doigt. Le regard des autres pèsera sur vous.

Tenez bon !

Vous remarquerez que, si vous décidez d’arrêter de consommer du sucre, vous pourrez vous sentir mal en public lorsqu’on vous proposera, bêtement, une pâtisserie. Non pas parce que celle-ci est mauvaise, mais parce que le regard des autres jugeant et/ou moqueur vous le ramasserez en pleine figure. Particulièrement si vous êtes en surpoids ou si on vous a connu gourmand-e. Je parle de regard des autres mais cela peut tout aussi bien être des mots, des phrases « hein ? toi tu manges plus de sucres ? » ou « ben on verra combien de temps tu vas tenir ».

L’entourage, aussi bienveillant soit-il, ne vous poussera pas à vous dépasser ou à tenir vos bonnes résolutions. Au contraire, l’être humain est ainsi fait. Les autres préféreront vous enfoncer « tu n’y arriveras pas », vous influencer « allez, une fois ça te fera rien », vous décrédibiliser « n’importe quoi, demain tu replonges », …

Alors il sera tentant de correspondre à ce qu’on attend de vous  et ne pas tenir vos décisions. Il sera tentant aussi de faire comme tout le monde « tu viens fumer ? Oui je viens » parce que socialement, ça passe mieux que de dire « non » et d’assumer votre position.

3. Des bonnes résolutions et beaucoup d’inactions

bonnes résolutionsEt ça ce n’est pas bon. Votre corps, votre esprit a développé un comportement pour combler un besoin (que vous devez comprendre et analyser comme expliqué au point 1). Vous ne pouvez pas dire à votre corps et à votre esprit : bon, cher corps, cher esprit, ça fait 12 ans que tu manges des crasses, 20 ans que tu fumes, 30 ans que tu regardes la télé, maintenant on arrête. Et là vous vous dites, mais quel âge à ce personnage qui regarde la télé depuis 30 piges et fume depuis 20 ? Mais ne vous égarez pas… Le corps a donc ses petites habitudes. Il est très difficile de modifier du jour ou lendemain en arrêtant le comportement « problématique ».

Il faut donc proposer une alternative à votre cerveau, un moyen de compenser ce qui lui manque, de l’action. Mettez-vous à la course à pied par exemple, en voici au moins 16 bonnes raisons !

Vous voilà donc au moment de l’une de vos bonnes résolutions. Celle d’arrêter de passer des heures sur les réseaux sociaux. Nous sommes vendredi soir, 19h, avec les enfants qui se disputent, la télé allumée, la vaisselle qui déborde, c’est l’hiver, il pleut, votre ordinateur n’est pas loin. Soit vous ne faites rien, soit vous trouvez du pseudo-réconfort en allant voir le dernier voyage d’Anne-Marie, ce que vont manger vos voisins au resto, le selfie de votre frère avec ses potes au cinéma…et vous cliquez sur une vidéo que votre père a « liké » parce que « même » lui a un compte Facebook, .. . il est maintenant minuit, vous allumez une cigarette parce que, après tout, vous vous y mettrez vraiment demain. Il est donc impératif de trouver des alternatives aux comportements que vous souhaitez arrêter.

4. Les bonnes résolutions riment avec « changer »

Enfin, toute modification d’un comportement implique de changer et le changement ça fait peur . « Qu’est-ce que je ferai de mon temps libre quand je regarderai plus la télé » « Qu’est-ce que je ferai pendant ma pause si je ne fume pas ? » et « Comment je serai au courant de la vie des autres si j’ai plus de Facebook ? ». C’est pour cela que décider d’arrêter un comportement sans comprendre le contexte social dans lequel ce comportement a lieu et sans une sérieuse introspection, n’aboutira que rarement.

changer bonnes résolutionsChanger, même si ce changement issu de bonnes résolutions, ça chamboule le quotidien, ça a des répercussions concrètes. Le fait de changer peut être positif ou négatif. Je ne vis pas dans un monde de bisounours et même une excellente résolution peut causer des changements négatifs. Par exemple, vous fumez, vous vivez avec une personne qui fume. Après toutes les étapes ci-dessus (et mon blog), vous arrêtez définitivement. Votre « moitié-e », qui n’est pas abonné-e à mon blog, ne voit pas l’intérêt d’arrêter de fumer. Cela peut devenir une source de conflit. Changer en mieux ou en bien peut aussi créer une situation négative. Il faut pouvoir l’assumer. À l’inverse, une mauvaise habitude bannie peut devenir très bénéfique au quotidien, rassurez-vous.

Il sera donc plus intéressant pour vous de garder un comportement qui vous pose problème que de lutter contre, de peur des chamboulements que ça provoquera.

Vous vous dites maintenant « ok j’arrête d’arrêter » et vous décidez de commencer le sport ou un régime ? D’autres pièges à déjouer se présenteront. Je vous propose par contre une action motivante applicable immédiatement qui se révélera plus efficace que de fausses promesses envers vous-mêmes.

Reprenez le contrôle avec RemotivAction!

 

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