Confessions d’une (ancienne) taille 46 : épisode 2 « Des plaques rouges »

Retrouver la motivation

Najoua, créatrice du blog RemotivAction, me dit que vous êtes 111 pour le moment à avoir lu mon épisode 1 ! 111, ce n’est par rien, hein ! Et je ne me suis même pas présentée ? Corrigeons cela, avant d’entamer l’épisode 2. Je sais que vous êtes impatients de le lire mais accordons 2 minutes aux bonnes manières : Je suis Val… mais qu’est-ce que je dis là ? Lucinda…

Et Lucinda, avant son aventure du jogging, elle était comme ça  

Lucinda  est une femme de 38 ans. Elle travaille. Ça fait 5 ans, qu’elle est devenue maman de 2 enfants. Bien qu’elle est une mère aimante, drôle, attentive à sa progéniture, elle est remplie d’une grande nostalgie en pensant à sa vie car aujourd’hui sa vie et bien c’est ça :  

  • C’est fini de se prélasser des heures dans son bain moussant au pin… elle l’a remplacé par une douche rapide de 20 secondes… et 20 secondes, c’est déjà un exploit ! 
  • Elle ne finissait pas et ne goûtait pas les assiettes. Aujourd’hui, elle finit et goûte toutes les assiettes, et elle grossit. Forcément.  
  • Elle n’était jamais, JAMAIS angoissée… aujourd’hui, elle a une petite boule d’angoisse dans le creux du ventre. Et cette boule, elle est pas prête de disparaître. 
  • Elle avait un regard frais, une peau qui ne marquait pas et enchaînait 10 heures de sommeil d’affilée. Aujourd’hui, elle a investi dans une crème anti-cernes. 
  • Son homme l’appelait par des petits surnoms tendres, aujourd’hui, il peut l’appeler « Maman » 
  • Elle pouvait se libérer en vacances avec ses copines. Aujourd’hui, elle tente simplement de se libérer en faisant les courses. 
  • Elle ne mentait pas. Aujourd’hui, elle peut dire qu’elle a des pouvoirs magiques et que si ses enfants refusent d’aller dormir, elle les transforme en cailloux.  
  • Elle allait aux toilettes seule. Aujourd’hui, elle a de jolis petits spectateurs. 
  • Elle ne connaissait pas Oui-Oui. Aujourd’hui, elle n’entend plus que son grelot. 
  • Elle était rarement mal à l’aise. Aujourd’hui, elle veut se cacher quand son fils, dans une file à la caisse d’un supermarché, parle bien fort de la cliente devant eux : « elle est vieille… très veille hein, maman ? » 
  • Elle avait une vie plutôt cool. Aujourd’hui, elle pense qu’il n’y a plus rien de magique…

Voilà, le cadre de l’époque… on vient  de dépasser 2 minutes, là ? Allez, on y va… Go pour l’épisode 2 et si vous n’avez pas lu l’épisode 1, c’est le moment!   

Le jour « J » arrive

confessions d'une ancienne taille 46

Je file aux vestiaires. En même temps, je ressens une grande excitation et une grande peur ! L’excitation de changer les habitudes de mes traditionnels temps de midi à m’empiffrer de sandwichs bourrés de mayonnaise. Et la peur bien présente de non seulement entendre à nouveau des « échos » (« va courir au soleil…eil…eil… ») mais aussi la peur de ne pas y arriver. Est-ce que j’ai assez insisté auprès de ce joggeur fêlé sur le fait que je n’ai jamais su courir ?

Je repense à cet instant précis où je sors de ma cabine, à mes cours de gym en secondaire dont la course à pied faisait partie du programme  et à mes petites stratégies mises en place : Quand mon prof ne me voyait pas, je marchais et quand il me voyait, je passais devant lui avec un grand sourire à l’image de mes grandes foulées.

Mon coach est là, il m’attend en s’étirant

Le lieu de rendez-vous est un va et vient de collègues qui sortent se promener sur leur temps de midi. Je suis gênée d’être en tenue de sport sur mon lieu de travail. J’ai de vrais encouragements de certains : « Héééé c’est super Val… oups Lucinda… » D’autres ont un petit sourire en coin et je peux lire dans leur regard : « Elle se la pète, cette grosse… elle abandonnera bien vite… c’est une petite folie de quelques semaines ».

Bref, je me concentre sur mon coach. Mon coach ? Il court depuis longtemps et de grandes distances. Il n’a pas d’abonnement à un quelconque transport en commun… son seul abonnement : ses jambes. Tous les matins, pour venir travailler, il court 15 km ! Un vrai malade !   

Je lui fais part de ma peur de ne pas y  arriver. Il prend le temps de m’écouter, de me rassurer : TOUT LE MONDE, peut courir ! Et je fais partie de ce tout le monde, donc logiquement… je PEUX courir.   

Direction le parc royal de Bruxelles

Je le rebaptise en « Parc des joggeurs de Bruxelles »… il n’y a que ça…. Des joggeurs par ci et par là. Des grands, des petits, des ronds, des minces, des « je me promène » en courant, des « pousse toi de mon chemin, je travaille à fond la vitesse », des super-équipés avec une montre chrono, dernières baskets en vogue, bref plein de type de coureurs.  Tiens, j’en vois passer un avec un t-shirt « maes », un débutant très certainement et en le voyant, je me dis que j’’ai bien fait de virer mon t-shirt « Jupiler ». En tout cas, je suis étonnée. Je ne savais pas qu’il y avait autant de gens qui pouvaient courir sur le temps de midi.   

Mon coach m’explique que nous allons faire un premier tour de ce parc (+/- 1km300) et que, si je suis trop essoufflée, je dois ralentir ou m’arrêter et marcher.

C’est parti… Je cours

Mon coach suit mon rythme. Je ne dois pas ralentir… je dois être à du 5 km/h… une marche semi-rapide mais rapide quand même. Il me donne beaucoup de conseils notamment sur la respiration.  Il me regarde très souvent, il a peut-être peur que je meure d’un arrêt cardiaque. Je l’écoute, je ne sais pas parler. Allé, je me concentre sur chaque foulée… je tente de contrôler ma respiration. Je suis en nage. Au bout de 10 minutes, je m’arrête et je marche. Je me remets à courir. Je suis arrivée au point de départ. Mon premier tour du parc est terminé. Il me félicite et me donne rendez-vous mardi suivant. 

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J’ai la tête qui tourne, j’ai la sensation de flotter…. Waouw : j’ai entendu parler du second souffle… ça doit être ça ! Je file dans les vestiaires. Je me regarde dans le miroir et j’ai des plaques rouges sur le visage, sur le cou et sur les cuisses. On m’avait dit que faire du sport donne bonne mine mais là, j’ai quand même quelques doutes. J’ai dû mal à me déshabiller tellement mes vêtements me collent à la peau. Malgré tout, j’ai un sentiment de bien-être car : JE L’AI FAIT et bizarrement, j’ai pris du plaisir. J’ai des douleurs au niveau des cuisses et des fesses mais ma tête va tellement bien, elle est tellement nettoyée.

Bon c’était une course de 10 minutes, mais c’est tellement plus que ce que j’ai pu faire jusqu’ici. Je me glisse sous le jet brûlant et ça, c’est LA récompense ! Bordel, quelle plaisir cette douche après un tel effort. Un plaisir que je découvre alors que, bien évidemment, je me douche tous les jours, hein ! Mais la douche après un tout premier vrai jogging… c’est juste pas pareil, c’est un cadeau. Je chante du Céline Dion en pensant vivement la semaine prochaine !

En regagnant mon bureau…

Je me précipite, non pas sur un sandwich mayonnaise, mais sur une tartine de fromage light tapissée de moutarde et réalisée par mon mari. Si à ce moment-là, on m’avait dit que ça allait être mon repas pendant de nombreuses années, j’aurais eu des doutes. Mais concentrons-nous sur les effets post courses. Malgré la douche, je suis toujours en train de transpirer, je suis toujours aussi rouge. Mais peu importe, aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir gagné… d’avoir gagné bien plus que cette course mais je ne sais pas encore très bien quoi ! Ce que je vais découvrir à partir de ce jour-là, va avoir des conséquences sur le reste de ma vie…

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Rendez-vous dans l’épisode 3 pour la suite d’une grande aventure…

 

 

 

 

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