Confessions d’une (ancienne) taille 46 : épisode 3 « Mon sac GB »

Retrouver la motivation

Nous revoilà pour les confessions d’une ancienne taille 46 et ces confessions ce sont les miennes. Alors bonjour, bonjour mes fans !… je sais… vous êtes impatients de me lire.

L’épisode 3 s’est fait attendre .Vous avez dû  bombarder le blog RemotivAction.com de messages. Des messages, genre : « alors, Lucinda… son épisode 3… on veut lire »…. Contactant Najoua, je lui demande : « Alors, mes fans… ils sont pas trop impatients ? »… J’ai cru que Najoua me dirait qu’elle a dû engager quelqu’un pour gérer ce déferlement de messages…Et bien, elle me répond curieusement que … non !.

Vous êtes des timides, je le sais… vous n’osez pas trop mettre la pression de peur que je me bloque dans mon travail d’écriture… Lucinda au grand cœur, vous pardonne ! Allez, hop… c’est parti pour l’épisode 3 ! Mais avant, si ce n’est pas déjà fait, lisez mon épisode 1 et mon épisode 2.

Le déclic alimentaire

A la maison, c’est mon mari qui s’occupe du repas du soir. Je le coince en cuisine. Assis face à face à la table, je lui demande :

  • Moi : Tu as bien remarqué que 2 jours/semaine, j’ai un sac avec un logo GB pour aller au bureau ?
  • Mon mari : Oui, dis… t’es chargée, hein !
  • Moi : Et tu penses que je suis « chargée » de quoi ? de courses ?
  • Mon mari : Ben… de documents… certainement.
  • Moi : NON, je suis chargée de baskets, vêtements de sports, de déo, de gel douche… tu as oublié que je cours ou quoi ?
  • Mon mari : Ah oui, c’est vrai.
  • Moi : Ouais… donc, les sauces, les patates, les fritures du soir… tu m’oublies. Je ne mange plus ça et c’est terminé de finir les assiettes des garçons !
  • Mon mari : C’est une bonne idée, je t’encourage.
  • Moi : Merci mais si tu veux vraiment m’encourager… demande-moi comment j’ai couru et essaye de me cuisiner des plats tout simples avec beaucoup de légumes.

Je contrôle donc mon alimentation, je limite les quantités et chaque soir, je retrouve la saveur oubliée des légumes natures préparés par mon homme.

Mes 3 premières semaines d’entrainement

Je parle de mon premier entraînement à une collègue de mon service : Najoua. Najoua, je ne la connais pas vraiment. Je sais juste qu’elle fait beaucoup de sport et que l’idée de courir sur le temps de midi devrait lui plaire.

Elle rejoint notre duo et une dynamique nouvelle s’installe. Sans tarder, elle prend le relais de mon coach. Elle me motive, me conseille, me dit que c’est possible et surtout nous rions beaucoup ! Via des mails, elle me bombarde de tas d’articles sur la course à pied parce que oui, elle consulte tous les blogs sur le sujet. Elle tient un tableur Excel dans lequel elle encode systématiquement ses temps de courses et ses distances, une montre GPS, une ceinture cardio et a fait des magasins de sport son lieu de pèlerinage. Je passe beaucoup de temps à parler de ma nouvelle passion avec elle, des vêtements, des chaussures mais je ne suis pas encore convaincue de la nécessité de tout cela.

Nous sommes en novembre et la météo n’a curieusement aucun impact sur mon envie de m’entraîner. Ma motivation est au top. Pluie, froid, neige, soleil… rien ne m’arrête et encore moins les fausses excuses. Deux fois par semaine, Je cours avec Najoua et le week-end, nous courons chacune de notre côté mais en se motivant par message. Les lendemains de mes entraînements, je descends les escaliers en poussant des « aïe », tellement mes cuisses et mes mollets sont douloureux. Mais bizarrement, ces douleurs ne me dérangent pas car je sais les efforts qui sont derrière!

Au bout de 3 semaines de jogging, un matin en arrivant au bureau

Najoua  : Dis, tu sais que les vraies joggeuses, elles ont un vrai sac de sport… c’est vrai que ton sac fait référence aussi à des courses mais c’est un sac GB quoi…c’est quand même pas pareil ! J’ai pensé t’offrir un vrai sac de sport  et il pourrait certainement mieux coller à ton activité que ton sac GB, non ? 

Et c’est vrai, il colle vraiment mieux ! Je suis touchée par ce cadeau et je l’adore ! Il est gris, rose avec des tas de poches… 4 ans après l’avoir reçu… je le traîne encore dans mes déplacements ! Quant au sac GB, l’histoire ne dit pas ce qu’il est devenu. Probablement en train de tenter de se désintégrer dans l’océan, mais revenons au sujet principal : moi!

Nous arrivons en décembre. J’ai  perdu quelques kilos, je suis motivée, je cours 3 fois par semaine, et j’apprends qu’il y a une course de 5 km à l’Atomium. Une course officielle avec inscription, un dossard et… une médaille !

Une course ? ça existe, ça ? Je n’avais entendu parler que des 20 km de Bruxelles et des marathons. Je ne pensais même pas que je pouvais faire une course officielle de 5 km…. Comment courir 5 km ? Je n’ai jamais encore couru cette distance et ça me paraît énorme ! Je suis emballée et apeurée, en même temps excitée car c’est une occasion de se dépasser. Nous nous inscrivons à deux.

Comme j’ai perdu du poids, comme mes jambes se sont affinées, la veille de la course, je m’offre mon vrai collant, mes vraies baskets de running et une veste bleue. Je ressemble un peu à un schtroumpf mais je me sens bien!

Le grand jour est arrivé !

confessions d'une ancienne taille 46Je suis excitée. Non seulement, je vais courir une course officielle et vivre ma toute première course mais je vais voir aussi mon premier coach (celui qui vient travailler en courant dans l’épisode 2). Lui aussi y participe.

Je rejoins Najoua et munies de nos dossards, nous prenons des tas de selfies de nous ! Il y a une bonne ambiance : beaucoup de joggeurs excités, de la musique : c’est la fête !

Après un bref échauffement collectif derrière la ligne de départ, j’attends le signal. Un décompte se fait entendre : 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1,…. GO !

Me voilà partie! Najoua court bien, vite… je ne la vois plus et ce n’est pas un problème. Je me concentre. Un pas et puis l’autre. Nous attaquons directement une montée. Je souffle, j’ai mal aux cuisses, je peine, j’ai chaud… mais j’arrive en haut… Sur le parcours, de parfaits inconnus nous encouragent, nous applaudissent ! et ça motive. J’oublie mes douleurs et les difficultés… je cours, je ne fini pas de courir… c’est long !

Premier kilomètre, j’ai cru mourir. 2ème kilomètre je me suis demandée pourquoi j’étais pas morte au premier. 3ème kilomètre, je me dis que la moitié est déjà faite. J’ai passé les 4 premiers kilomètres… je suis en train de dépasser la distance habituelle de mes entraînements. Je n’en reviens pas… plus qu’1 km et c’est gagné.

Je ne suis plus qu’à quelques mètres de la ligne d’arrivée. Je vois mon tout premier coach sur le côté, il applaudit et m’encourage : « Allez, Valérie Lucinda ! ». Là, je sprinte ! et je franchis cette ligne et mes tous premiers 5 km.

C’est ma première grande victoire depuis longtemps. Cette course, redouble ma motivation. La médaille reçue est la récompense de nos entraînements acharnés !

Remotivaction

L’ascenseur émotionnel

Le lendemain, je reçois un mail de Najoua. L’arrivée de la course a été filmée et elle m’envoie sans commentaire, le lien de ma vidéo. Je suis en train de bouillir d’impatience, j’ai hâte de revivre cette sensation de fierté ressentie la veille … je clique immédiatement sur le lien. Et effectivement, je m’aperçois au loin (collants noirs – veste bleue – bonnet blanc)… l’image est de plus en plus nette, moi de plus en plus proche de la ligne d’arrivée. Je visionne mon sprint et là…. Là… C’est l’horreur totale !!!!!

Najoua BATISMon soutien-gorge d’allaitement n’est pas adapté au running ! Il ne soutient rien du tout. Mes nichons se baladent au gré de leur envie et de mes foulées. A gauche, à droite, en haut, en bas !

Le spectacle est horrible ! Un sentiment de honte m’envahit… mon premier coach qui m’encourageait… et plus il m’encourageait, plus je prenais de la vitesse et plus mes seins étaient en totale liberté !

Je réponds simplement à Najoua : je pense que mon soutien-gorge d’allaitement n’est pas adapté, je vais investir dans les soutifs sportifs ! Disons qu’elle ne comprenait pas mon choc émotionnel du moment. Elle me répond plutôt  « On a fait 5km, pourquoi ne pas s’inscrire aux 20 km de Bruxelles ? » Vous l’aurez compris, Najoua c’est une dingue mais de dingue réaliste et motivante. Et vous savez quoi ? Je lui ai répondu « Oui! » Et j’avoue que, à ce moment-là, je me sentais invincible…

Passer cette ligne d’arrivée m’a donné une motivation et une énergie inégalable. Je vous raconterai la suite dans l’épisode 4 😉

 

 

 

 

 

 

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