Top 14 des coureurs qui vous rendent dingues

Run run run

J’aime bien les catégories, et en course à pied, il y en a quelques-unes. Au fil des années, je me rends compte que les profils des coureurs sont aussi constants que caricaturaux. Voici donc le top 14 des coureurs qui peuvent vous rendre dingues et qui vous donneront peut-être une bonne raison de courir pour les croiser.

coureurs1. Les coureurs qui discutent boulot

Ceux-là me rendent diiiiingues ! Ce sont, pas que mais souvent, des hommes. Ils travaillent dans un bureau et ont un bon poste. Ils ne courent pas spécialement vite étant donné que j’ai souvent droit à toute leur discussion sur le BOULOT ! Oui, ils discutent de la dernière réunion, du dernier bilan, du futur budget, le tout en courant derrière vous. Ils courent pour « déstresser » étant donné que c’est un bienfait de la course à pied, n’est-ce pas. Vous, vous courez pour vous déconnecter du bureau, eux ils courent pour parler boulot. Y a un truc qui m’échappe. Rien de mieux que de la musique pour passer au-dessus.

coureurs qui discutent2. Les coureurs qui discutent tout court

Si ceux et celles qui parlent boulot vous rendent dingues, les bavardages sont tout aussi embêtants. La dernière émission télé y passe, les enfants, le beau temps, les dernières vacances, le pollen, etc. C’est pas que la vie (passionnante) des gens ne vous intéressent pas non, c’est juste que vous courez pour vous détendre, pas pour écouter comment les voisins de joggeurs que vous ne connaissez pas ont décidé d’appeler leurs jumeaux. Dans ce cas-ci comme dans le précédent, le mieux est d’écouter de la musique.

coureurs 3. Le coureur rapide

Vous courez tranquillement sur un parcours monotone mais efficace : vous faites le tour d’un parc. Il y a ce coureur rapide, qui fait le même parcours monotone et efficace mais à 2,5 fois votre vitesse. Du coup, il passe, repasse, vous rappelle que vous n’avez pas encore fait ce foutu tour mais lui il est là, motivé, avec un objectif : dépasser le mur du son. Vous, ça vous stresse parce que ça vous renvoie à votre propre performance. Nous vivons dans un monde de compétition et même si vous courez pour le fun, ce type de coureurs vous gênent. Vous pouvez toujours courir à contre-sens, ou lui faire un croche-pied à la Nouredine Morceli.

 

coureurs4. Le coureur en jogging du dimanche

Les vêtements de running ne doivent pas être laissés au hasard. Or, beaucoup de coureurs sortent faire leur jogging avec leur veste de Rocky. Alors, le 1er Rocky date de 1976 et entre temps, il y a eu, fort heureusement, quelques améliorations dans la technologie des vêtements de sport en général, de running en particulier. Restez éloigné-e-s si vous voulez éviter les traumatismes nasaux.

coureurs5. Le coureur en tennis

Bon, ils ne changent pas grand-chose à votre vie si ce n’est que ça fait mal de voir des coureurs se déformer le pied à chaque pas. Les chaussures de course sont un élément indispensable pour les pratiquants de la course à pied. Curieusement, quelques coureurs semblent encore l’ignorer. Courez avec le site www.remotivaction.com sur le dos et dépassez-les, tout en attirant leur attention avec de grands gestes. Mieux encore : collez mon site sur le dos du coureur rapide en le relevant de sa chute « accidentelle ». Accidentelle, ce sera votre version devant le juge.

coureurs6. Le coureur carpe diem

À ne pas confondre avec les coureurs en jogging et/ou tennis. Ce coureur-là, à chaque fois que vous le croisez vous vous dites qu’il court après son bus ou son chien. Il est en tenue de ville. Puis vous le recroisez en sens inverse 10 minutes plus tard, toujours en train de courir. Là vous vous demandez si le mec il est sorti de chez lui, puis il s’est dit « tiens c’est un chouette temps pour courir tout compte fait » puis il se lance. Il ne calcule pas, il ne suit pas de plan d’entrainement, il fait comme il le sent, il cueille le jour.

7. Le coureur débutant équipé

Vous connaissez les coureurs ultra-équipés qui mesurent et améliorent leur performance : ils ont une montre voire deux, un lampe frontale et du glucose en intraveineuse. Ceux-là on ne les calcule plus. À côté, il y a ceux qui n’ont jamais couru, qui reportent de mois en mois leur mise ou remise au sport. Et qui le jour j sont hyper équipés, sans distinction de saison ou de température.

Ils ont la montre dont ils ne maitrisent pas le fonctionnement, le bonnet ou les gants en été, le porte i-pod sans i-pod, le sac banane avec leurs clés qui fait « clink clink » à chaque pas, le sac à dos vide parce qu’ils ne savent pas quoi mettre dedans, le bandana (au-dessus du bonnet), les chaussettes de contention, un gilet réfléchissant en plein jour. Il court 15 minutes et rentrent se réhydrater avec une boisson énergisante et appliquer la crème contre les douleurs musculaires. Demain, ils s’y remettront, à moins que…

coureurs8. Le coureur chanteur

Les coureurs qui chantent sont flippants. Ils ont un casque, sont essoufflés, mais que cela ne tienne, ils chantent aussi en courant. Leur amour de la musique et de la chanson est tel qu’il est irrépressible. Sauf que avec leur casque, ils ne se rendent pas compte qu’ils gueulent « Hellooo from the other siiiiiiddeeee, I must have called a thousand timmmeesss… ». La prochaine fois qu’ils passent à côté de vous, chantez plus fort, du Larusso. Juste pour les faire flipper aussi.

coureurs9. Le coureur qui crache par le nez

Alors ceux-là, si je pouvais leur en coller une à chaque fois qu’ils font ça devant moi ou à côté de moi, je serai en garde à vue 3 fois par semaine. Mais les mecs, prenez des mouchoirs. C’est pas comme si ça pesait une tonne des mouchoirs. Courir c’est écolo mais m**** quoi, c’est dégueu votre truc. En plus après ils essuient leur mains sur le t-shirt, normal quoi, comme si de rien n’était.

 

top 14 coureurs10. Le coureur qui crache par la bouche

Rien que d’écrire ce sous-titre ça me dégoûte. Celui-là c’est le top 1 des coureurs dégueulasses. Vous allez me dire que parfois on ne peut pas réprimer, c’est la nature, c’est pour éviter que ça sorte par son nez, etc. Oui ok il y a un surplus de mucus lié à l’activité sportive. Je veux bien. Mais un peu de savoir-vivre bon sang. Le faire dans un mouchoir, dans une poubelle ou à l’écart mais pas à côté des autres. On n’est pas sur un terrain de foot pour trouver ça normal.

 

En salle, j’ai eu le bonheur d’observer d’autres profils encore plus énervants.

11. La coureuse qui marche sur le tapis de course

Je n’ai vu que des coureuses faire ça. La meuf elle vient, elle prend une machine, qu’elle programme sur 20 min, 5 km/h et elle marche. Vous courez à côté, et elle, elle marche. Elle n’est pas en surpoids, ce qui pourrait justifier de commencer par la marche plutôt que le running. J’ai déjà croisé des coureurs et coureuses en surpoids qui marchent et à eux/elles je dis « respect ». Celle-ci est en pleine forme. Mais elle a un délire personnel qui est de marcher sur le tapis.  Qu’importe s’il y a du monde en salle, si les coureurs (ceux et celles qui courent véritablement) attendent. Elle, elle marche. Elle regarde droit devant elle, et elle marche.

12. Les coureuses qui marchent sur le tapis

À la différence de la coureuse qui marche au point 11, ici elles viennent à deux. Elles marchent à deux. Discutent 10 minutes de leur réglages mutuelles, règlent leur machine sur le minimum, marchent, discutent, parlent du sport qu’elles font, de leur alimentation, des kilos perdus, du resto de la veille, des kilos à perdre, de la taille qu’elles font,  de leur motivation, de leur prochaine vacances, des derniers régimes à la mode, de ceux qu’elles suivent, qu’elles suivront, qu’elles ont suivi. Puis elles arrêtent de bavarder et font leur « sport » très « sérieusement », puis elles reprennent leur discussion. Ce manège peut durer 20 minutes dans le meilleur des cas, 45 au pire. Rarement plus.

13. Le coureur qui fonce sur le tapis

Celui-là, il vient à côté de vous avec un air « déter ». Il se place sur la machine et lui, il ne rigole, pas comme les marcheuses de l’autre côté. Non, non, lui il court vite sur tapis. Il n’a pas l’air spécialement sportif en général mais il règle sa machine sur 17km/h, 10% de pente. Vous vous inquiétez un peu, il s’y met, il y croit, il souffre, il souffle, il tient bon parce qu’il a fait son show, au bout de 2 minutes durement arrachées, il fait mine d’avoir une bonne raison de quitter le tapis.

14. Le coureur indécis

Quant à celui-ci, contrairement à l’autre qui fonce sur le tapis, il n’a pas de vitesse précise. Il change au fur et à mesure de ses sensations. Vous entendez donc « bip bip » puis une minute plus tard « bip » puis 30 secondes plus tard « bip » encore. Ce coureur est indécis. Son indécision est proportionnelle à l’agacement qu’il cause autour de lui.

La pratique de la course à pieds vous rend plus tolérants et plus patients avec le genre humain et ses variantes. Au moins, toutes ces personnes, aussi énervantes soient-elles partagent une pratique sportive avec vous (sauf les coureuses qui maaarccchheennt sur le tapis) et ont, une bonne raison de lire mon blog. Si vous reconnaissez quelqu’un de votre entourage dans cette liste et que vous voulez lui envoyer un message subliminal, partagez cet article avec lui ou elle.

Que cela ne vous décourage pas, reprenez le contrôle et courez !

 

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